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Les contrats gouvernementaux sont-ils une mine d’or pour les PME?

Professionals shaking hands

Tandis que les gouvernements recherchent des moyens de promouvoir la croissance économique et la création d’emplois, une partie de la solution se trouve dans les petites et moyennes entreprises (PME). En effet, elles sont disproportionnellement responsables de la création d’emplois, de l’innovation et de la prospérité économique de la nation.

On pourrait croire que le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et municipaux, qui dépensent presque un tiers de leur budget en biens et services, représentent une vache à lait pour les PME au Canada. Mais une étude menée par des chercheurs de l’École de gestion Telfer à l’Université d’Ottawa donne un aperçu surprenant de la situation et montre qui sont ceux qui récoltent vraiment les profits – et pourquoi.

Les principales conclusions de l’équipe indiquent que les PME canadiennes entretiennent peu de rapports commerciaux avec le gouvernement fédéral. « De 2012 à 2014, moins d’une PME canadienne sur dix faisait affaire avec le gouvernement fédéral, tandis que dans l’actualité presque 82 % ne voient pas en celui-ci un client potentiel », explique Diane Liao, titulaire d’une maîtrise de l’Université d’Ottawa et coauteure de l’étude.

Les chercheurs ont également mis en lumière que les PME qui fournissent des biens ou des services au gouvernement fédéral sont en général celles qui sont les plus anciennes, comptent plus d’employés, évoluent dans le secteur des technologies et des industries fondées sur le savoir, et sont dirigées plutôt par des hommes que par des femmes. Par ailleurs, les PME qui sont des fournisseurs tendaient davantage à la croissance, à l’innovation et à l’exportation.

Disparités entre les sexes

Infographique PME

Depuis plusieurs décennies au Canada, les femmes démarrent plus d’entreprises que les hommes. Actuellement, elles sont propriétaires de plus de 180 000 entreprises employant du personnel. Qui plus est, 16 % de toutes les PME étaient principalement détenues par des femmes en 2014. Par contre, ce taux descend à 10 % en ce qui concerne les PME qui sont fournisseurs du gouvernement.

« Plusieurs facteurs expliquent ceci », affirme Barbara Orser, professeure à l’École de gestion Telfer. « Les PME détenues par des femmes sont disproportionnellement plus récentes, les entrepreneuses ont typiquement moins d’années d’expérience en gestion et il n’y a pas beaucoup d’entreprises dirigées par des femmes dans le domaine des technologies de l’information et de la communication ou parmi les industries fondées sur le savoir, et ce sont dans ces secteurs-là que se trouvent la plupart des fournisseurs PME. »

Trouver des solutions

L’étude révèle que les PME, fournisseurs et non-fournisseurs confondus, citent les mêmes obstacles quant à traiter avec le gouvernement fédéral : manque de connaissance sur les occasions de négocier un contrat, processus administratif compliqué ou trop long, offres non retenues. « Il semble y avoir un besoin de mieux informer les PME canadiennes sur les types de biens et de services qu’achète le gouvernement fédéral. Certaines PME trouvent également que les processus de soumission sont complexes », déclare Allan Riding, professeur à l’École de gestion Telfer.

Pour aider le gouvernement fédéral à encourager les PME canadiennes à soumissionner des contrats d’approvisionnement, l’équipe propose un cadre de recherche visant à surmonter les obstacles cités par les entreprises et qui permettrait de :

  • déterminer les raisons qui font que certaines PME sont fournisseurs du gouvernement;
  • examiner dans quelle mesure le fait d’être une PME fournisseur du gouvernement fédéral améliore le rendement, les ventes, le taux d’emploi, l’innovation et les exportations pour l’entreprise;
  • examiner dans quelle mesure l’identité de genre a une incidence sur les possibilités de constituer une PME qui fournit des biens ou des services au gouvernement fédéral.
  • Selon l’équipe de recherche, les retombées pourraient être importantes. Des politiques qui reposent sur une bonne compréhension des relations entre le gouvernement fédéral et les PME canadiennes pourraient contribuer à propulser l’innovation et la croissance économique dans le pays.

Membres de l’équipe de recherche

Diane Liao (M.Sc., École de gestion Telfer), Barbara Orser et Allan Riding (professeurs Deloitte en gestion des entreprises de croissance, École de gestion Telfer). L’étude a été menée en collaboration avec Quang Duong, directeur, et Jérôme Catimel, gestionnaire, de la direction générale des services analytiques d’entreprise, secteur gestion des approvisionnements, programme d’acquisitions, Services publics et Approvisionnement Canada.

Personne-ressource pour les médias

Amélie Ferron-Craig
Agente de relations médias
Cell. : 613-863-7221
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