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Morad Benyoucef

Le commerce social connaît une poussée de croissance ces derniers temps et, selon le professeur Morad Benyoucef de l’École de gestion Telfer, l’intensification de la recherche à ce sujet arrive à point nommé.

« Le commerce social a fait ses premiers pas à l’ère des réseaux sociaux, des applications de microblogage et des systèmes de recommandations et ça a confirmé à nouveau la force du bouche à oreille », affirme-t-il.

Après plus d'une décennie de croissance sur le plan de commerce électronique et dix ans après le début des mises à jour de statut sur Facebook (en mars 2006) et de Twitter (en juillet 2006), deux catégories de plateformes de commerce social sont à présent reconnues dans le domaine. Dans la première, on ajoute des fonctionnalités de « commerce » aux médias sociaux, comme les applications qui permettent le commerce électronique sur Facebook. Dans la seconde, on ajoute des fonctionnalités « sociales » aux plateformes de commerce électronique (en ajoutant par exemple un bouton poussoir sur Amazon pour que le consommateur puisse partager ses achats avec ses amis Facebook).

Grâce à une subvention du CRSNG, le professeur Benyoucef tente de déterminer lequel des deux types de plateformes il faudrait mieux construire, du point de vue de l’analyse et de la conception de systèmes. « Autrement dit, est-ce plus rentable de faire en sorte que les gens aient des activités sociales quand ils font leurs achats ou qu’ils fassent des achats dans le cadre de leurs activités sociales? »

Le professeur Benyoucef croit que pour répondre à cette question il est essential de mieux comprendre la formation de communautés sur les plateformes de commerce social et d’élaborer des algorithmes novateurs – « des outils pour prédire la création de liens sociaux avec le temps ».  Bien qu’il y ait une décennie d’expérience dont on peut tirer des enseignements, « il manque une pièce du puzzle » – des études empiriques sur la prochaine génération d’instruments qui permettront de faire progresser le commerce électronique en tirant le meilleur parti possible des liens sociaux entre les utilisateurs.

L’avantage est que ce que les chercheurs apprennent aujourd’hui sur le commerce social pourrait avoir plus d’impact qu’il y a quelques années. « On reconnaît plus l’effet dramatique des interactions entre les compagnies et les consommateurs. Les chercheurs travaillent donc avec un environnement plus mûr où tirer parti des liens sociaux est vraiment devenu l’une des stratégies de marketing privilégiées. » 

 

© 2018 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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