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Nitani

L’étude de la professeure Miwako Nitani sur l’efficacité des régimes de garantie de prêts au Canada est plus pertinente que jamais, étant donné l’incertitude des marchés.

Ces programmes (également connus sous le nom de régimes de garantie de prêts) visant à soutenir la création et la croissance d’entreprises dans ce climat économique difficile ont gagné en popularité. Cependant, les incidences réelles de ces derniers au niveau de l’atténuation des effets des crises financières sur les petites et moyennes entreprises (PME) au Canada n’ont pas été étudiées de manière empirique.

« L’OCDE les appelle "interventions de choix" des gouvernements, protégeant les PME contre un choc de liquidité », explique la professeure Nitani de la section de finances à l’École de gestion Telfer. Grâce à une subvention du CRSH, elle étudiera les régimes de garantie de prêts, en collaboration directe avec les décideurs fédéraux.

Outils privilégiés de plus de 100 pays pour promouvoir l’accès des PME au financement, ils peuvent largement contribuer à la stabilité et à la croissance économique, affirme la professeure Nitani, dont les travaux de doctorat portaient sur la structure du marché du capital-risque au Canada et son impact sur le rendement des acteurs sur le marché.  

Elle ajoute toutefois une importante mise en garde : « Ils sont offerts à des coûts subordonnés considérables pour les garants gouvernementaux ».

Le Canada dispose d’un régime de garantie de prêts appelé « Programme de financement des petites entreprises du Canada ». Le gouvernement fédéral a élargi le programme après la crise financière mondiale de 2007-2008, de sorte que le montant de prêts commerciaux garantis par le programme est passé de 100 millions de dollars pour l’exercice financier d’avril 2008 à mars 2009 à 1 milliard de dollars pour l’exercice financier 2010-2011.

« Le ralentissement a tendance à faire hausser la demande pour le soutien offert, particulièrement chez les jeunes entreprises qui contribuent au bien-être économique et à la création d’emplois, » explique-t-elle. « Cependant, les ralentissements font en sorte qu’il devient encore plus indispensable d’utiliser les fonds de manière efficace. »

Étant donné le ralentissement économique actuel et le conservatisme accru observé chez les prêteurs, deux facteurs qui placent les régimes de garantie de prêts sous la loupe du grand public, il est essentiel de mieux comprendre les coûts et les retombées. « Les contribuables assument les coûts liés aux irrégularités des prêts garantis », affirme la professeure Nitani.

« Les risques sont assurément élevés, mais il existe aujourd’hui une occasion de contribuer aux pratiques et à la politique canadienne portant sur les régimes de garantie de prêts et de transmettre des connaissances à d’autres pays qui les utilisent. »

© 2018 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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