Matérialiser le potentiel du genre et de la diversité

Barbara Orser est titulaire de la bourse professorale Deloitte en gestion des entreprises de croissance. Elle est l’ancienne présidente du Groupe de travail canadien pour la croissance des entreprises appartenant à des femmes et coauteure du livre intitulé « Feminine Capital. Unlocking the Power of Women Entrepreneurs ». Ses recherches sur les petites et moyennes entreprises (PME) portent plus particulièrement sur la prise de décisions, les rapports de genre, l’internationalisation des PME et les politiques publiques.

Barbara Orser

Barbara Orser

L’inclusion est un aspect fondamental de la réussite dans l’économie mondiale et diversifiée d’aujourd’hui, et elle représente une priorité du gouvernement fédéral. La réussite passe en grande partie par le renforcement du rôle et de l’apport des femmes à la société. Nous faisons abstraction des entrepreneures à nos risques et périls : même une modeste augmentation du nombre d’entreprises appartenant à des femmes au Canada pourrait injecter des milliards de dollars dans l’économie. À cette fin, j’aide les étudiants de l’École de gestion Telfer, l’industrie et les décideurs politiques à comprendre l’interaction entre l’entrepreneuriat, l’innovation et le genre – de riches frontières pour les nouvelles occasions commerciales. 

J’imagine une nation où tous les Canadiens et Canadiennes sont autonomes sur le plan économique. Cette vision, elle me guide dans mes recherches et mon enseignement auprès des étudiants en entrepreneuriat dans les domaines des affaires et du génie. Les aspirants propriétaires d’entreprises sont assis en classe devant moi. Je veux m’assurer que la prochaine génération de propriétaires d’entreprises prospères comptera plus de femmes. Une manière d’y parvenir est d’étudier les présomptions liées au genre dans le processus de création d’entreprise et les obstacles à la réussite entrepreneuriale. 

Ce que nous apprenons est également bénéfique à l’industrie et au gouvernement, car les décideurs politiques cherchent à comprendre comment les politiques et la programmation peuvent contribuer à aider les entreprises à surmonter les obstacles au démarrage et à la croissance. Par exemple, en collaboration avec certains de nos collègues de l’École de gestion Telfer et Services publics et Approvisionnement Canada, nous étudions la façon dont les politiques d’approvisionnement et de passation de marchés pourraient être utilisées pour encourager les petites entreprises les plus novatrices, y compris celles qui appartiennent à des femmes, à faire affaire avec le gouvernement fédéral. Nous examinons la valeur et la mise en œuvre d’initiatives de fournisseurs des secteurs public et privé en matière de diversité, les effets des accélérateurs d’entreprises traditionnels et des accélérateurs axés sur les femmes, et les différences de genre dans la culture financière chez les propriétaires de petites entreprises. Cette recherche permet d’éclairer la réforme des politiques et des programmes au Canada et à l’étranger.

Mes étudiants, dont certains bénéficieront directement de cette réforme, n’oublieront pas les leçons dégagées des recherches menées par l’École de gestion Telfer en vue d’inspirer la prochaine génération de politiques publiques fondées sur des données probantes et visant les petites entreprises.